10 avril 2006
Quel FMPRiste ete-vous?
Attention: Les QCMs suivants deguises en Quiz simplet risquent de vous revelez votre veritable identite 7arfologique. Si vous n'etes pas encore pret a en faire face, passez votre chemin..
Q1- Quels cours choisir pour travailler?
A) Ceux d'Avicenne.
B) La loi du "tout ou rien": PEX, Avicenne, les potes, internet, Cle-USB des profs...
C) On verra quand le temps viendra
D) J'ecris tous mes cours moi-meme car je n'ai pas de vie
E) Les cours? Huh! J'en ai pas besoin moi pour reussir (...)
Q2- Ou bosser?
A) A la biblio au 5e bien sur, comme je n'ai plus de temps pour ma cardiogym..
B) Chez moi. Dehors y a trop de 9ewassa et moi j'ai peur du mauvais oeil.
C) N'importe ou, pourvu que j'aie mon iPod sur moi!
D) Dans ma voiture.. dans un endroit ou les potes "chomeurs" ne peuvent pas me trouver..
E) Bosser? Pouf! J'en ai pas besoin moi pour reussir (...)
Q3- Avec qui bosser?
A) Seul(e). Je suis trop lent(e) pour suivre le rythme de travail des autres
B) Seul(e). Je suis trop rapide pour supporter la lenteur des autres
C) Seul(e). Mes potes sont tous des 9ewassa et moi j'ai peur du mauvais oeil.
D) Avec mon ami(e). Il (elle) a le don de me motiver.
E) Avec mon ami(e). Histoire de lui faire croire que chui une divinite intellectuelle qui reussit sans jamais bosser.
Q4-Par quoi commencer?
A) La matiere la plus difficile. Nhar louwel ymout lmouch.
B) La matiere la plus facile. Je ne veux pas etre demotive(e) des le debut.
C) Euh.. c'est quoi qu'on a comme matieres deja?
D) Je fais comme m'a dit Aziz, un pote medecin qui est super intelligent...
E) Step 1: faire semblant d'acheter des cours et des surligneurs
Q5-Combien de matieres par jour?
A) Une.
B) Deux.
C) Toutes. Je ne suis pas encore completement gueri(e) de ma schizophrenie.
D) Par jour? Par heure oui!!
E) Trois bien sur: Gym le matin, Cinema l'apres-midi et Danse le soir.
Q6- (en hommage aux inoubliables QCMs de Casa)
@1- Je peux lire le cours et le comprendre sans apprendre par coeur
parceque
@2- Je suis intelligent et le cours est bien fait
A) Les deux propositions sont vraies. Avec relation
B) Les deux propositions sont vraies. Sans relation
C) Les deux propositions sont fausses. Avec relation evidemment.
D) Je ne peux repondre car j'ai peur des consequences
E) Je n'ai jamais cherche a savoir.. les resultats sont la anyway..
Q7-Je vais utiliser des surligneurs
A) Oui. J'adore le nouveau fuchia de chez Faber-Castel
B) Oui, 7 couleurs! Pour avoir la baraka des Sab3atou rijal.
C) Je ne peux pas. J'ai trop les mains qui tremblent.
D) No way! Il ne faut pas que mes amis sachent ou j'en suis dans ma prepa.
E) Oui, au hasard. Faut bien que mes amis croient que je bosse.
Q8-Serai-je pret(e) a temps?
A) Oui. Comme toujours
B) Oui. Enfin.. j'espere!
C) Non! Pas du tout!. (Je mens mais c ke j'ai peur des 9ewassa et du mauvais oeil)
D) Non.. je me vois deja en short a la fac pour la 2e session.. tfou!
E) La reponse (A) mais avec un sourire malefique.
02 février 2006
Pr.Cheikh Biadillah : portrait
Le Monsieur sur la photo,
c'est Pr.Mohamed Cheikh Biadillah
Qui est-il?
Quel est son parcours?
Portrait de Monsieur le Ministre de la Santé
"Bienvenue sur Medville, Monsieur le Ministre ..! " ;)
01 février 2006
Mon escapade à Rabat
Dans une buvette à petits salons, oui je dis bien salons, à rabat
ils ont des semi-coquilles qui font office de coins de détente au sein
de leur buvette, j'exagère hein vous me direz, mais c'est plutot une
invitation à passer à la faculté de medecine de rabat et de découvrir
les points de difference avec casa; tout ce déroule dans le calme chez
eux, on dirait que rien ne presse, la buvette zen, les amphys avec des
rideaux jaunes et bleus, un thermomètre qui afficherait un
-1°C, vous passez votre épreuve à 08h30 les copies n'arrivent que vers
10h , ça traine pas non c'est juste que ça fait bizarre, vous rentrez à
l'amphy passer votre examen après qu'un gentil monsieur vous dise:
imane bein à vous et vous indique de sa main l'entrée, et puis vous
vous installez là où votre sens vous guide, alors alors imane tu
t'assieds où? bein moi, je prefere l'espace, je choisis le coté sud
tant que j'y suis, le sud ouest... et je m'installe, sur une des chaises
oranges, au moins l'orange ça stimulerait certainement un de mes
neurones par cette matinée pluvieuse, et puis mes jambes je dois bien
les étendre ..oups pas moyen, meme si tu es petite de taille imane tes
jambes tu dois les rabacher coté Ouest ou Est c'est comme tu veux,
alors les places pas numérotées, les copies qd elles arrivent vous etes
déjà passer à la dimension architecte d'interieur : les murs
bétonnés il leur faut pas une petite touche de peinture ? non ? enfin
et au dessus de ma tete c'est des épaves creusées comme qui dirait une
ruche d'abeille, bon alors et ces rbatis meme en pleine épreuve ils
insistent sur le tic tic tic du stylo sur leurs tables pour réclamer un
papier 0-0 et bein je me suis séparée de cette attiude en 5ème année en
plein amphy, chez nous à casa ça voudrait dire on n'a pas encore fini
de copier le transparent, mais à rabat c'est tout un autre langage, et
monsieur le medecin vous nuisez pas au calme de mes oreilles? est ce
que un bras levé n'aurait pas suffit?? bon alors quoi d'autre??le
fameux monsieur , le temps de l'epreuve fini il demande à la gentille
dame qui surveillait encore deux minutes svp!!!! wa kifach deux
minutes, reviens demain mon vieux pour passer ce qui te reste mais bon
c'etait bien dit! deux heures c'est deux heures!! et ça papote ds
l'amphy et des clins d'oeil tous insignifiants Ah j'ai failli oublier , là je comprends mieux le sens de la phrase " vous etes prier de venir subir les epreuves ecrites" sur la fameuse convocation :).
Bon enfin où
est ce que je voulais en venir???Ah oui,En revoyant mon cours
d'immunologie et plus spécialement le complément, sur la voie
d'activation du complèment classique , la fonction, de l'un des bras,
le fragment Fc est résumée en trois étapes je lisais :
-Reconnaissance
-Activation
-Attaque
et
oui ! et soudain ça se cramponne à mon esprit c'est pas un devis dans la
vie ça ?? j'ai tourné cette séquence dans tous les sens et j'ai retenu
que c'est la conduite à tenir partout dans la vie! alors de toute mon escapade à RABAT c'est ce single "
Reconnaissance, Activation, Attaque" que je garde en mémoire !
alors chers carabins chère
carabines ou plutot chers complements chères complèmentes à vos
fonctions!!
Imane qui reviendra à rabat ça m'inspire tellement ;-)
06 décembre 2005
J'ai rencontré l'histoire
Cadre horaire:Un dimanche aprés-midi..
Lieu:Les urgences
Au milieu des multiples cris,des insatisfactions justifiées et injustifiées de certains,des wydadis qui ont investi la scène aprés leur mémorable défaite..
Au milieu de tout celà,il surgit..
Tel un être préhistorique,il surgit..
Vêtu d'une djellaba très utile dans le froid qui prédomine ces jours-ci,il frappa la porte de mon bureau..
-Puis-je rentrez,Docteur?!!
-Oui,bien sûr a ba,répondis-je
Il s'installa en face de moi soutenu par une jeune femme,sa petite fille d'aprés ce que j'ai compris..
Il commença à se plaindre d'une prétendue douleur abdominale..
Son discours est attirant,séduisant au point de me faire oublier que je suis médecin dans un gouffre dénommé urgences et lui patient parmi plein d'autres qui attendent dehors..
Son visage,quoique ridé est beau,expressif et surtout authentique..
Il sourit,un sourire très sincère taillé par les aléas du temps qui laissa apparaître une dentition résistant encore aux maudites caries qui la torturent depuis longtemps.
Il me parla de lui,de sa famille..de son espoir en un avenir meilleur..
D'aprés ses dires,il est né en 1875..
Il a vu défiler Moulay Hassan 1er,Moulay Abdelaziz,Moulay Abdelhafid,Moulay Youssef,Mohammed V,Hassan II,et Mohammed VI.
7 rois alaouites,130 ans d'existence et une vie calme.."non entachée par la main d'un médecin"me lança-t-il.
Le médecin que je suis demeura épaté par ce monument vivant et ne prescrira qu'un traitement symptomatique à base de plantes médicinales..Ma main s'étant résignée de violer l'innocence d'une vie saine..sans médicaments..
01 décembre 2005
Hip or Cool?
Sur son 31, il descend le nez en l'air les escaliers de l'amphi, les regards féminins le poursuivent, il aime ça, sa démarche devient de plus en plus majestueuse (si vous avez une sensation de dejà-lu, c'est tout à fait normal). Son cours, plein d'exemples sensés contracter nos zygomatiques, se passe dans une ambiance "hip", à chaque réplique des éclats de rires aussi gynoïdes que les bassins des suédoises viennent détendre encore plus l'air tant tendu de l'amphithèatre Faraj. Surtout que le cours de la veille était "animé" par une personne qui se la coule cool avec son jean S & S (serré et signé), son attitude "I don't care", ses cernes empiettant sur le creux sus-claviculaire, ses cheveux ayant souffert de mille et une teintes, avec sa voix -et quelle voix!!- digne d'un chanteur de metal; elle lisait mot par mot (pas moins, et surtout pas plus) les gravures sur ses plaques datant de son concours d'agrégation, sa parole fut coupée par moments par quelques baillements avec un AaaaKh bien amplifié par le micro!
Telles sont les deux portraits extrêmes de personnes ayant pour rôle de transmettre le savoir, une tâche tant sacralisée par les moeurs encore plus par la religion!
Entre Hip et Cool, de vrais professeurs nous manquent...
21 septembre 2005
La gitane
«On ne voyage vraiment que vers soi-même et vers les hommes mais il faut partir pour le savoir » Nicolas Bouvier.
Libre est le vent, libre est la lumière, libre est Maria Gabriela, la bohémienne, l’étrangère, la vagabonde, la guerrière solitaire, la déracinée, la sauvageonne au visage angélique qui a réservé sa vie pour tous ceux qui souffrent…farouchement libre, vivante et pure…
Bagdad a encore des blessures profondes mais porte ses cicatrices avec fierté, traçant son histoire personnelle dans le registre de l’humanité. Dans l’air il y a une poésie d’amour, une fascination pour une histoire et une haute civilisation reliées à un passé indéfini.
Maria Gabriela Gonzalez, 33ans, chirurgien, jolie, intelligente et désirable, née de la belle Mathilde de Labranche et d’un pauvre gitan.
Rencontrés à Sussargues (village charmant de l'Hérault, entouré de vignes et situé à 18 km à l'Est de Montpellier), Mathilde tomba éperdument amoureuse du pauvre musicien et se fit aussitôt éjéctée par sa famille pour avoir trahit le sang noble, elle gagna alors la cathédrale Sainte-Marie pour prier la vierge de lui rendre son amoureux, celui-ci, parti en pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle rêva d'un petit ange lui indiquant le chemin de la nommée cathédrale en souriant, il comprit alors que c'était l' endroit où son bonheur se cachait, retrouva Mathilde, se marièrent et donnèrent le nom de Maria Gabriela à l'enfant issue de cet union pour rendre hommage à la cathédrale Sainte-Marie et au petit ange du rêve.
Le monde appartient aux gitans, les voyages et les contes aussi. Si les meilleures collectes ont été faites sur leurs lèvres, elles ont depuis la nuit des temps le pouvoir de transmission de la parole conteuse et de la tradition migratoire… Maria a hérité de cette instabilité, ainsi fut-elle médecin volontaire en croix rouge.
Elle dit que la guerre nous apprend par expérience directe ce que sont le sang, les enfants, l’amour et le pain… nous voyons alors plus clairement comment tracer notre propre chemin car on se met à l’épreuve chaque seconde. C’est en voyant ces corps enlacés, ces âmes confuses entre la vie et la mort, ces visages délavés, ces yeux éjectés de sang qu’elle a su se défaire puis se refaire, se délivrer du connu et devenir elle-même.
Dès fois elle redoute de rentrer chez elle, de mener une vie petite et tranquille : un poste à responsabilité dans une clinique, un mari, deux enfants, un chien, une maison dans la banlieue parisienne, une voiture dernier cri, les week-ends sur les autoroutes...
L'arrivée au lit d'un jeune homme de 35ans, entré il y a presque une dizaine de jours pour blessure thoracique par arme à feu, l'arracha de sa réflexion.
- Monsieur Ra…Raaa Raaad euh excusez-moi R-a-ë-d, voilà ! Votre nom est si difficile à prononcer … ça veut dire quoi en fait ?
- Leader, ça veut dire leader en arabe.
- Ah Ok ! On vous a tiré dessus, c’est ça?
- Tout à fait.
- Ne saviez-vous donc pas que vous aviez commis une infraction ? Vous n’auriez pas dû circuler à cet endroit-là sans le permis de la base américaine.
- Madame, vous n’avez pas à s’en mêler! À part si vous êtes de l’armée américaine et même dans ce cas…
- Occupons nous de votre plaie... vous avez eu une grande chance, vous savez? c’était à quelques millimètres de votre cœur !
-Ah bon ! Je suis flatté ! alhamdéllah, dit-il d’un accent oriental.
Elle le contempla
-Oui, alhamdéllah. Et vous venez d’où en fait ? Vous êtes égyptien ? Parce qu’on a trouvé un passeport égyptien dans vos papiers...
- Mon passeport est égyptien, pas moi.
- Alors vous venez d’où ?
- De nulle part
- Comment ça nulle part ? On vient toujours de quelque part
-Vous êtes curieuse vous !
- Oui, on me le dit souvent ! Mais je trouve que les patients ont toujours des choses à raconter, et moi j’adore les contes, ça doit être lié à mes origines ! J’espère que je ne vous dérange pas quand même...Vous êtes donc journaliste de guerre, Vous ne trouvez pas que c’est dangereux ce que vous faites ? Vous avez failli mourir et ça ne va pas être la dernière fois, j’en suis certaine !
- Et vous ?
- Quoi moi ?
- Vous ne croyez pas que c’est dangereux ce que vous faites ? Je suis sûr que vous courriez les mêmes risques que moi !
- Voilà donc un point commun ! Alors vous venez d’où ?
- Mes parents viennent de Jérusalem en Palestine...
Jérusalem...cette ville lui rappela le fameux pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qu'avait fait son père jadis, avec celui de Jérusalem et de Rome, ils constituent les trois grands pèlerinages de la chrétienté.
- Vous êtes chrétien?
- Non, musulman...et vous? vous venez d'où?
- Je suis française
- Maria Gabriela n’est pas un nom français…
- Vous connaissez mon nom ?
- C’est écrit sur votre badge !
- Non c’est espagnol, mon père est espagnol
- Aha! vous avez donc des racines andalouses !
- Oh non! J'ai pas de racines, je suis une gitane !
- En voilà donc un deuxième
- Deuxième ?
- Deuxième point commun : on est des SPF!
- SPF ?
- Oui, SPF : des "sans patrie fixe" !
- Mais moi, j’en ai pas besoin, les gens s’entretuent au nom de la patrie, c’est une idolâtrie !
- Non ! C’est une religion…
Elle le contempla, il était si rayonnant, on dirait un héro de guerre, quelque chose lui dit qu’il est tout ce qu’elle a toujours cherché…il était simplement parfait, le genre d’homme fait pour occuper un trône : royal, absolu, magnifique, grand, droit, virile avec des traits fins, des mains très belles faites pour commander d’un claquement de doigts, un sourire tellement séduisant, une dentition parfaite, des cheveux noirs, des yeux brillant d’intelligence et d’audace…Maria amoureuse d’un arabe! et musulman en plus! Qui l’aurait cru ! Tu te fais des idées, se dit-elle. Oui, il t’a peut être plu mais qu’est-ce que tu attends de lui ? Qu’il t’aime ?
- Quelque chose ne va pas docteur ?
- Non, tout va bien…en fait, vous allez sortir demain…
- Un dernier point commun : nous sommes pacifistes certes, mais seule la guerre est capable de chasser la malédiction de l’ennui…
- Vous croyez que je suis ici pour chasser l’ennui ? Possible, mais c’est surtout à cause de mon sang gitan…
Ils restaient dans le silence, chacun attendant que l’autre parle, dise quelque chose de spirituel, de profond, de sage, de fou ou n’importe quoi…
- Avez-vous des questions ?
-……
- Parfait, je vous délivre l’ordonnance de sortie.
Libre est le vent, libre est la lumière, libre est Maria Gabriela…
30 août 2005
Hommage à une kamikaze Marocaine
De loin,elle a l'air d'un personnage issu des plus belles séries Manga..
De prés,ce sentiment s'accentue au point de nous faire croire qu'on est devant un japonaise en chair et en os..qui se balade dans les ruelles(pardon les boulevards..) de la capitale administrative..
Mais quand cette créature parle..on s'apperçoit rapidement que nous étions fautifs..
La meuf parle bien notre darija nationale..et n'a rien d'une nipponne,du moins côté langue..
Mimokun, de son vrai nom(celui qui n'existe pas dans son livret d'état civil),est une princesse..
Et comme toute princesse qui se respecte..elle est bien une ONI par essence(par ONI,entendez objet de nationalité indeterminée)..
A l'instar de tout ONI,plusieurs états-souverains membres des nations unis revendique son retour à la "mère patrie"..
Les japonais étaient les premiers à le faire et ils avaient raison..
Mimo est tellement impregnée par la culture nipponnne que quand elle se balade côté Bab El Had,elle se croit au coeur de Tokyo..
Le gouvernement chérifien des îles toklau l'a revendiqué également et il avait toute la légitimité de le faire..
Grâce à Mimo et à un autre disjoncté casaoui(dont je tairai le nom..),au moins dix dignitaires du royaume du Maroc connaissent maintenant que ses îles existent..
Tout le monde l'a revendiqué..enfin presque..
Le gouvernement de sa majesté s'est distingué pour une fois en ne la revendiquant pas..
L'existence d'un tel être serait une"grande menace pour l'intégrité mentale du royaume"dixit un communiqué de la DST..qui a fait fonction de ministère de la communication pour l'occasion..
Bref,pour ceux qui ne le savent pas..Mimo est une kamikaze qui en se bombardant produit les plus beaux résultats..et les plus invraisemblables aussi..
Ce texte est un petit hommage pour une kamikaze marocaine..
PS:
Juillet dernier,état d'alerte côté medville..
Les Medvilliens étaient inquiets..Notre co-fondatrice devait absolument réussir..
La tâche n'était pas facile..presque impossible..
Avoir la quasi-totalité des matières en deuxième session et en quatrième année..c'est le plus grand malheur qui peut arriver à un étudiant en médecine..
Pourtant,cette fois-ci on avait affaire à une kamikaze..une vraie kamikaze..
En hommage à l'exploit inédit de Mimo..j'ai décidé avec mon amie Lemrina de lui dédier tout un blog..
Une vingtaine de posts en totalité auxquels ont participé d'autres amis de mimo..je cite Benbrahim,Crucivore,Harzer et netdur..
19 août 2005
L'infidèle
Je m’appelle Mly Ahmed, Amed pour les intimes, j’ai 29ans, je suis médecin et je suis en France pour mon DIS que je prépare en ophtalmo. Au Maroc je suis rangé et casé avec deux enfants, mais Paris me rend plein d’un désir que je ne comprend pas, éveille tous mes sens, on dirait qu’il y a une odeur étrange dans l’air, un parfum voluptueux que le vent apporte par bouffées et rend mon désir tellement fort au point que des fois j’ai l’impression de devenir un animal furieux…j’ai trouvé le glissement dans les corps des parisiennes assez amusant et j’y suis devenu dépendant…ici les femmes sont libres, fraîches et croustillantes, vachement bonnes, sentent la vanille et adorent les marocains. Alors c’était évident que je trompe ma femme, que je la retrompe et la re retrompe… Ne pensez pas que je suis un lâche, non loin de là ! J’aime ma femme mais El Ghorba s3iba, j’étais seul et avais terriblement froid et la consolation charnelle d’une femme m’était fatale. Ma régulière s’appelle Giselle, une infirmière, blonde et bien pleine comme je les préfère, qui a toujours le feu au jupon et ne me refuse jamais rien. Meryem, ma femme, est résidente en dermato, issue de la grande bourgeoisie, Bent el Qa3 ou el Ba3 comme on dit, physiquement elle n’est pas trop belle, grande de taille, maigre et pâle, un corps neutre pour tout dire… Il m’a fallu quelques temps pour apercevoir ce qu’elle a de spécial par rapport aux autres femmes, elle est naturellement tranquille, simple et très raisonnable. Elle passe la semaine à s’occuper des enfants et à bouquiner, c’est fou comme elle aime cartonner ! Elle n’a jamais eu, même de temps en temps, le soupçon d’autre chose. Faute de temps ou de réflexion, notre manière de s’aimer est devenue bien précise: durant la semaine on s’engage dans une longue habitude à deux et le week-end on se dévore rapidement dans le soit disant acte de l’amour… Ici les femmes savent vraiment faire l’amour et une caissière de Monoprix m’a donné en 30 secondes ce que ma femme ne m’a jamais su donner en 5ans ! Ce n’est jamais agréable de tromper sa femme, mais Paris est un endroit magique où l’on peut se laisser aller avec des amours brefs et violemment chaleureux et s’oublier dans des corps généreusement accueillants… Ma vie conjugale, bien qu’apparemment moderne, est impassionnante et inconfortablement sèche…mais on peut dire que mon mariage est réussi et que tout va bien du moment où notre société favorise les habitudes et cultive la monotonie...
Dour biha ya chibani dour biha...
Alors que j’étais de garde en gynéco, la nuit s’énonça calme, on poussa un soupire de soulagement car on aurait droit à un peu de repos, ainsi notre lendemain serait moins rude. Mais la sirène d’une ambulance transperça ce calme trompeur.C’était une jeune femme en état de choc, diagnostic : déchirure périnéale post-coïtale.
Elle était là, la mariée, avec ses tatouages de henné, allongée sur le brancard, pâle et agonisante…presque toute la famille était présente, fière de « l’honneur » de sa fille, plus elle saignait plus ça prouvait qu’elle était vertueuse… Je faisais sortir le mari, l’acteur principal de cette scène criminelle, j’avais envie de le bouffer mais je me retenais…L’hémorragie était foudroyante mais rapidement jonglée. Le lendemain lors de la visite, après avoir présenté la malade, le prof lui a souri : Bissaha. La pauvre était intimidée presque indignée, ne savait quoi dire et lui répondit par un autre sourire, un sourire qui fait mal…elle devait s’estimer chanceuse de pouvoir sourire une deuxième fois car on m’a racontée l’histoire d’une mariée victime d’un trauma crânien causé par son mari sous prétexte qu’il la trouva déviergée, la malheureuse passa sa « lune de miel » dans un coma profond, branchée à des machines et le reste de sa vie dans une tombe obscure…Combien encore on doit apprendre à découvrir, à savoir par le malheur de celle qui arrive et de celle qui part?
L’anéantissement des vies au nom de l’honneur et de la vertu, le viol légitime, la culpabilisation de la victime ou zid ou zid, on va pas s’en sortir si on s’amusait à trouver des dénominations savantes à ces idioties barbares humiliant la femme jusqu’aux ongles…La mentalité marocaine est vachement compliquée et complexée, c’est pas facile de se mettre dans une position qui confère un double regard, se mettre alternativement du côté de la femme et de la comprendre, puis du côté de l’homme et de le juger, sans parler du désir et des sentiments…
La femme marocaine se trouve face à un dilemme, il faut qu’elle soit pure pour être « mariable », si elle refuse de faire l'amour, l’homme va voir ailleurs. Si jamais, elle se lâche, on dit d’elle qu’elle est une pute…Maintenant, avec la transition culturelle que vit le Maroc, la libération des mœurs etc. c’est devenu courant de sortir avec quelqu'un, mais le petit ami ne se contente plus d’un simple flirt, d’un petit baiser de temps en temps et la fille se trouve presque obligée de satisfaire son petit con, donc ou bien elle cède et fait l'amour convenablement, ou bien elle a recours à des pratiques immoraux pour pouvoir rester vierge où alors elle a recours à hyménéoraphie pour sauver les apparences.
Jouer à la comédie humaine ou bien cueillir les fleurs du mal, pas facile de choisir ! Encore moins facile d’en assumer les conséquences…
On ne peut pas refaire ce qui est déjà vécu, on doit s’en servir pour parfaire le présent et le futur, au lieu de nous laisser torturer par ces barbaries, réhiérarchisons nos valeurs ! Et à bas l’écoeurante hypocrisie sociale! À bas la honteuse coutume du drap blanc ! À bas le fameux certificat de virginité !
13 août 2005
Les amants merveilleux
Quand on s’était rencontré j’étais en 4ème année de médecine, lui déjà interne. Au début, je ne prenais pas ça au sérieux, je m’amusais. Il était grand, gentil, patient et bon parleur et je m’étais retrouvée à jouer la petite externe charmée par monsieur l’interne. Il me racontait des histoires que je trouvais drôles et me charmait par son talent de narrateur, il avait de beaux yeux marrons et un sourire gracieux, il m’emportait loin avec ses mots, me saoulait avec l’histoire de l’internat et m’en parlait tout le temps : « quand est-ce tu vas commencer ta préparation ?t’es en fin 5ème année et dounia 3andek hanya ! » J’étais pas comme lui une maniaque d’études, je laissais toujours des matières pour la deuxième session, j’étais plus détendue, plus relaxe et le titre d’interne ne me disait rien…j’aimais sortir avec lui, les longues premenades et les mots d’amour, les coups de fil à 3 heures du matin quand j’étais de garde… j’aimais me lover dans ses bras, je l’appelais mon géant de papier parce qu’il lui arrivait de trembler quand il était ému…je me rappelle encore de la première fois qu’on s’était embrassé, il était de garde, décoiffé, de grise mine et venait d’être savonner par le chef lors de la visite, je l’attendais en buvette ce matin là, il avait envie de rien, sans dire un mot je l’avais pris par la main et l’entraîna dans ma voiture :
- ici on est mieux, t’en fait pas mon chéri ça va passer…
- tes mots me font du bien, viens que je te prenne dans mes bras ...
Je ne saurais expliquer comment ma bouche s’était collée à la sienne, c’était magique, délicieux, féerique et ses lèvres avaient un goût salé-sucré que j’avais jamais oublié...
- je t’aime
- moi aussi
On dirait que ce baiser avait cimenté nos âmes, j’étais devenue plus sérieuse et plus exigeante, j’attendais beaucoup de notre relation…il était content et ne voyait que moi…notre couple était très envié...
Après 3ans de moments intenses de sincérité, de partage, d’erreurs et de plaisir clandestin, il demanda ma main avant même d’avoir terminé sa spécialité en urologie, il disait vouloir m’aimer devant tout le monde. Mon père était foudroyé et ma mère me suppliait de retarder l’évènement mais j’étais têtue, je cherchais à fonder une famille, j’en avais assez marre de la vie clandestine qu’on menait, je voulais le mariage, des enfants, une maison et un jardin. Contre l’avis de mes parents on s’était uni pour le meilleur et pour le pire en Août 1987. On avait passait une semaine de folie aux îles canaries, plus besoin de se cacher, on s’aimait en plein air et en plein temps !
Il me donna une vie de paix et de bonheur, ne me contrariait jamais, montrait une attention particulière envers mes parents, il était doux et aimable, il ne cessait de me supplier de lui donner un enfant mais je voulais d’abord passer mon résidanat…finalement l’amour fou qui nous brûlait l’emportait, la spécialisation ne m’intéressait plus ! Notre enfant parfumait nos jours et j’étais devenue une maman bourgeoise à l’horizon très limitée… J’avais pris goût à l’enfantement et je trouvais si magnifique de porter la graine de l’amour, mon chéri était optisoin avec moi et assistait à mes accouchements, mon deuxième bébé était une jolie fille aux yeux marrons de son papa.
Nous avions un petit rituel : nous partions à Ifrane où nous passions un week-end en amoureux une fois par mois ce qui assurait une stabilité à notre amour et le mettait à l’abri de l’habitude.
Il se fut nommer professeur à la faculté de médecine de Marrakech en 2000, il faisait la navette entre Casa et Marrakech, puis on s’était acheté une petite villa, il refusait de louer ou de vivre avec mes parents qui vivaient seuls depuis le départ de ma petite sœur au Canada. Je travaillais dans une clinique prestigieuse, nos enfants étaient dans une école privée et notre vie était tranquillement parfaite.
Des anciens malentendus remontaient à la surface, mon chéri évitait les dîners chez mes parents et ne cessait de ressasser que mon père ne l’aimait pas et qu’il était contre notre mariage…mon géant bavard était devenu muet...On avait eu quelques crises mais nous avions tenu le coup, on cultivait notre relation avec une patience étonnante.
Le jour où on m’avait apprise qu'il avait été poignardé par le frère enragé d'un défunt malade, j’étais catastrophée, j’avais l’impression de prendre une douche froide, de faire une chute dans le vide, je ne voyais plus rien…notre vie passait devant mes yeux en flash et j’avais l’impression qu’elle n’était plus qu’une poignée de neige fondante sous un soleil cruel…Il était pâle, avait perdu beaucoup de sang mais en avait bien sorti, ce jour là il m’avait regardée puis souriait, toujours ce sourire gracieux…comme dans tous nos moments de détresse on s’était embrassé, c’était le baiser le plus salé, le plus sucré et le plus doux qu’on avait jamais fait, alors j’étais rassurée que nous étions liées à la vie et à la mort et que rien ni personne ne pourrait détruire notre amour...


